Tour de guet. Tour de vie.

Tour de guet. Tour de vie.

Une interprétation personnelle du mot « Tour »

Pour cette exposition collective, Cha (l’organisatrice) a proposé douze mots communs comme points de départ à une réflexion artistique. Chaque participante était invitée à en donner sa propre lecture.
Le texte de Bergson, cité en introduction du projet, n’était pas une source d’inspiration directe, mais plutôt un prétexte à interroger notre rapport au langage et au monde.

Pour moi, le mot « Tour » a immédiatement évoqué la hauteur, la structure, l’idée d’une construction qui relie le sol et le ciel — une métaphore du vivant et de son organisation.

La tour du vivant animal : entre science et imagination

J’ai choisi de représenter une tour du vivant animal : une structure dorée, à mi-chemin entre la ruche et le phare, habitée par quatorze animaux répartis selon la classification actuelle du monde animal.
On y retrouve :

  • Cinq groupes de vertébrés,
  • Neuf groupes d’invertébrés.

Chaque être occupe une cellule, une fenêtre sur le mystère du vivant.
Cette structure hiérarchique symbolise notre besoin de comprendre et de classer la nature, tout en laissant place à la poésie et à la beauté des formes animales.

Tour de guet, tour de vie : la symbolique du regard

Le mot « tour » m’a aussi rappelé la tour de guet : un lieu d’observation, de veille, mais aussi de solitude.
En même temps, il évoque la tour de vie, une spirale d’évolution et de coexistence.
Ces deux images se superposent dans mon dessin : la rigueur scientifique d’un classement et la sensibilité organique du monde vivant.

Ma tour n’est pas une forteresse, mais une architecture du vivant, une manière de relier l’instinct, la connaissance et l’imaginaire.

Voir autrement, ressentir autrement

À travers cette œuvre, j’invite à repenser la manière dont nous regardons les êtres vivants : non plus comme des catégories figées, mais comme une mosaïque vibrante de relations et d’histoires.
C’est une tour d’observation intérieure, qui parle de curiosité, de conscience et de notre place dans le vivant.


🪶 Cet article fait partie d’une série autour des douze mots proposés pour l’exposition : une exploration libre et poétique du langage, de la nature et de l’imaginaire.