
Entre fragilité et courage
Pour cette illustration, j’ai choisi un faon, un jeune animal symbole de douceur, de vulnérabilité et d’élan vital.
Il avance, léger, dans un épais brouillard, un espace flou où les contours du monde se perdent.
Au-dessus de lui, la phrase dit :
« Je suis dans le brouillard. Je ne vois rien. Mais j’y vais quand même. »
Ce dessin, c’est une confession intime.
Il parle de ces moments où l’on ne sait plus très bien où aller, où la peur du vide se mêle à l’envie de continuer.
Mais il parle aussi de résilience, de confiance : même sans voir, le faon avance.
Le brouillard, métaphore de l’incertitude
Dans la nature, le brouillard dissimule tout.
Il absorbe les sons, efface les distances, rend le monde mystérieux, parfois inquiétant.
Pourtant, il ne dure jamais.
Il finit toujours par se lever.
Dans ma création, ce brouillard devient le symbole des périodes floues de la vie : les moments de doute, de transition, de perte de repères.
Ce sont des instants où l’on n’a pas de carte, pas de certitude — seulement le courage de faire un pas de plus.
Le faon avance parce qu’il fait confiance à son instinct.
Il nous rappelle qu’il n’est pas toujours nécessaire de tout comprendre pour continuer à vivre.
Le courage du vivant
Dans le monde animal, la jeunesse est synonyme de vulnérabilité.
Le faon apprend à marcher, à courir, à survivre, souvent dans un environnement qui ne lui fait pas de cadeau.
Mais la nature ne se décourage jamais : elle tente, trébuche, recommence.
Ce petit être dans le brouillard devient le reflet de notre propre humanité : celle qui doute, qui tâtonne, mais qui avance malgré tout.
Et c’est dans ce mouvement, même incertain, que réside la beauté du vivant.
Coulisses et confidences
Ce dessin est né d’un moment personnel de flou intérieur.
Je ne savais plus très bien quelle direction prendre — artistiquement, émotionnellement.
Alors j’ai dessiné.
Le faon, au début, n’avait pas de phrase. Il devait juste illustrer le mot « brouillard ».
C’est en le regardant, perdu dans cette brume, que ces mots sont venus :
« Je suis dans le brouillard. Je ne vois rien. Mais j’y vais quand même. »
J’ai compris que c’était une part de moi : celui d’une créatrice qui continue, même sans boussole.
Et peut-être que ce faon, c’est un peu chacun de nous, quand on choisit d’avancer malgré la peur et l’incertitude.
Message à retenir
La clarté ne précède pas toujours l’action.
Parfois, c’est le mouvement lui-même qui fait apparaître le chemin.
Le faon dans le brouillard nous rappelle une chose essentielle :
La confiance ne naît pas de la lumière, mais du pas que l’on fait dans l’ombre.
